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itw Fribourg ni vu ni connu

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Pourriez-vous nous présenter ces archives ? Comment la Bibliothèque cantonale et universitaire Fribourg les a-t-elle obtenues et pourquoi les a-t-elle gardées ?
Jean-Marc Gachoud:La Bibliothèque cantonale et universitaire (BCU) est chargée par l’Etat de récolter, conserver et mettre en valeur tous les documents concernant l’histoire du canton. Il s’agit de fonds comprenant textes, images animées ou fixes et sons. C’est la mission patrimoniale de la BCU qui au fil du temps a pris une ampleur très conséquente.

Comment se fait-il qu'elles n'aient jamais été vues auparavant?
Certains films ont été montrés au public fribourgeois à l’occasion de manifestations diverses (Nuit des musées p. ex.). D’autres pas, principalement parce qu’il ne cesse d’en arriver de nouveaux et qu’il faut un certain temps pour les traiter. C’est parmi ces derniers que j’ai extrait les séquences du montage proposé.

Sait-on qui a tourné ces films ?
Non, on ne sait rien des autrices et auteurs de ces films.

Selon quels critères les extraits ont-ils été sélectionnés ?
Le critère principal, c’est l’empreinte du temps qui passe et qui transforme en profondeur une ville, sa région et ses activités. Les séquences retenues entrent dans ces critères de choix. Les considérations techniques n’ont pas joué un rôle déterminant. Ces films sont vieux et ont subi l’empreinte du temps. Le public doit adapter son regard à ces documents d’époque et ne pas les voir avec les yeux habitués aux images haute définition actuelles.

Qui sont les deux musicien·ne·s ? Est-ce la premières fois qu’iels jouent ensemble ?
Lorsque j’ai commencé à réfléchir à ce projet, le nom de Feldermelder (Manuel Oberholzer) s’est très vite imposé. Je connais un peu son travail que je trouve de grande qualité. Il se situe littéralement dans le champ des musiques électroniques, un sculpteur sonore.
Je souhaitais également la participation d’une musicienne. C’est Daniel Fontana du Bad Bonn qui m’a glissé le nom de Sarah Oswald. Très active sur la scène romande, compositrice et violoncelliste de talent, j’ai été immédiatement séduit par son travail que l’on peut entendre en partie sur son site web. Chacun connaît et apprécie le travail de l’autre, et à cette occasion, iels seront réuni·e·s pour la première fois.

Quel est l’importance de la musique dans ce projet ?
Au moment où je vous parle, je ne sais rien du résultat du travail des deux musicien·ne·s. Je leur ai donné carte blanche en faisant confiance à leur talent et leur inspiration afin de mettre en valeur ces images. Donc, nous verrons bien ou plutôt nous entendrons bien. Mais il va de soi que leur contribution sera importante.

Quel est votre rapport au thème de cette année, l’impact ?
Dans ce projet en particulier, c’est se faire dialoguer des images du passé avec une musique actuelle, pour ne pas dire de demain. C’est un impact à la fois émotionnel, visuel et auditif mis en valeur par le cadre unique de l’enceinte fortifiée du Belluard.

Quel impact espérez-vous avoir avec votre projet ?
Je pense qu’une partie du public va retrouver des lieux ou des événements qu’iels ont en partie connus, cela fera appel à leur mémoire. Pour les autres, et je pense particulièrement au public plus jeune ou non fribourgeois, ce sera sans doute vraiment Fribourg, ni vu, ni connu.